Récemment  15 mai - 16 juillet 2020 // Prix Sisley Beaux-Arts de Paris pour la Jeune Création - exposition personnelle Sisley, Paris  09-30 janvier 2020 // and Friends 2020 - EXPOSITION COLLECTIVE Galerie Le Feuvre & Roze, Paris

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fatamorgana, Galerie Dukan || exposition personnelle || HORS LES MURS : 22-29.03.2018, Paris, France » 31.03 - 13.05.2018, Saint-Ouen, France
fatamorgana
Galerie Dukan
exposition personnelle

La galerie Dukan est très heureuse de présenter la nouvelle exposition individuelle qu’elle consacre à l’artiste Karolina Orzełek.

Elle se tiendra exceptionnellement à la Galerie Joseph : 66 rue Charlot, Paris (75003) en preview à la galerie Joseph du 22  au 29 mars avant de se déplacer à la Galerie Dukan - Saint Ouen jusqu'au 13 mai 2018.

vernissage
22.3.2018 / 16h-20h
en présence de l'artiste
Galerie Joseph : 66 rue Charlot , 75003 Paris, France

PREVIEW
23-24.3.2018 / 11h-20h
25.3.2018 / 11h-19h
26-29.3.2018 / 11h-17h

Galerie Joseph : 66 rue Charlot , 75003 Paris, France

exposition
HORS LES MURS : 22-29.03.2018
Galerie Joseph : 66 rue Charlot , 75003 Paris, France

31.03 - 13.05.2018
Galerie Dukan : 107 rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen, France

http://www.galeriedukan.com/exhibitionhome/karolina-orzelek-fatamorgana
COMMUNIQUE DE PRESSE
TEXTE | PDF (fr)

La Galerie Dukan est très heureuse de présenter la nouvelle exposition individuelle qu’elle consacre à l’artiste Karolina Orzełek.

Née en 1992 à Bielsko-Biała dans le sud de la Pologne, Karolina Orzelek intègre les Beaux-Arts de Paris dans l’atelier Tim Eitel dont elle est diplômée en 2016. Elle vit et travaille à Paris. Elle a remporté plusieurs prix de peinture en Pologne et a récemment été présélectionnée pour le concours La Convocation. La Galerie Dukan la découvre et lui consacre sa première exposition individuelle Solaris à Leipzig (Allemagne) en 2017. Fatamorgana est la seconde exposition individuelle de l’artiste qui vient la présenter à un public français.

Son travail explore la perception de la réalité et les contradictions qui s’y jouent. Depuis ses archives personnelles, elle reconstruit des univers aux frontières perméables : fantasmatiques et silencieux, situés aux confins du songe et du fantasme, du souvenir et de l’illusion où la tension est certes douce, mais palpable. Dans ses peintures les instants se figent, comme suspendus, imprégnés d’un sentiment « d’après » qui vient encore renforcer cette dichotomie entre onirisme et présage d’apocalypse. En s’inspirant du réalisme magique, des contes des fées, des mythologies et croyances populaires, ses œuvres nous invitent à circuler dans des espaces-temps refuges où les personnages esseulés sont autant de support à une réflexion contemplative et angoissante.

PRESSE : Elle magazine | ARTENSION
TEXTE (fr) | PDF

Le peintre figuratif peut inventer ou décrire. Inventer, c'est décrire ses fantasmes, et décrire, c'est suivre ce que ses yeux voient. Cette distinction existe depuis des siècles: peindre une tête « idéale » ou peindre sa cousine, peindre une scène religieuse ou peindre une nature morte, faire une peinture surréaliste ou faire une peinture réaliste. Comme le romancier qui s'inspire de sa biographie pour la transposer dans un univers inconnu, le peintre mêle le plus souvent l'invention avec la description, en agençant des éléments réalistes dans une mise en scène qui ne l'est pas. C'est le cas de la jeune artiste Karolina Orzelek, qui échafaude des paysages improbables avec des motifs bien reconnaissables d'arbres dénudés, de montagnes enneigées, de champs marécageux et de maisons qui ont l'air hantées sous des ciels boursouflés. La palette de Gauguin et de Vuillard vient nourrir les atmosphères de David Lynch, de Tarkovski ou du « Vertigo » d'Hitchcock. Les silhouettes de balançoires vides ou d'enfants perdus sur la banquise achèvent de décrire une fin du monde qui peut frôler le cliché. Mais Orzelek est à son meilleur quand rien n'est étrange et que tout le devient, par un choix de perspective qui fait pousser des feux tricolores ou milieu d'un champ de myosotis.

Hector Obalk, Bizarre, bizarre...
Elle magazine n°3772, 06 avril 2018

TEXTE (fr) | PDF

Karolina Orzelek a grandi à Bielsko-Biala dans le sud de la Pologne. Passionnée de peinture depuis l’enfance, elle s’installe à Paris en 2011 après avoir réussi le concours des Beaux-Arts. Elle y intègre l’atelier de Tim Eitel et sort diplômée en 2016.

Bien des années plus tard, un tableau de Karolina Orzelek ferait renaître ce sentiment d’étrange étrangeté qui nous avait abandonné en refermant le livre. Les ciels jaunes, l’herbe rouge, le feraient ressurgir comme un souvenir enfoui, le parant d’une sensation nouvelle de familiarité. Vite, nous reconnaîtrions cet espace qui s’ouvre à nous sur un : « il était une fois », ce hors-temps qui nous fait traverser en quelques heures Cent ans de solitude.  Nous nous verrions, spectateur, projeté dans un temps suspendu, sur un point de bascule entre rêve et réalité, au seuil de cet espace du tout possible où, le temps d’un instant, l’insaisissable nous paraît tangible. Nous chercherions, à nous en saisir à travers quelque chose d’objectif, une porte de bois à laquelle frapper avant de pénétrer ce Wonderland. Et nous réaliserions que nous y frappons déjà : l’artiste en a fait le support du tableau.

DU BOIS DONT ON FAIT LES CONTES

Ce matériau « doux et suave », K. Orzelek l’a d’abord expérimenté à travers des dessins au crayon et à l’encre réalisés à même le bois. « J’ai tellement aimé cette technique, que j’ai eu le désir de le retrouver en peinture », explique-t-elle. Le bois se révèle le meilleur allié de sa peinture. Elle en accepte une certaine rugosité et choisit de ne pas le cacher, laissant parfois apparaître le veinage sous la peinture. En retour, le bois « influence la couleur » et offre à l’artiste un champ d’exploration unique, révélateur de nuances insoupçonnées.

De la couleur, Karolina dit qu’elle est son « moyen d’expres-sion le plus naturel », reconnaissant volontiers l’influence des grands coloristes, des postimpressionnistes et de quelques fauves. Mais c’est en cinéaste qu’elle la manie, pour en faire l’adjuvant de son propos, « l’outil dont je me sers afin d’accentuer l’étrangeté de mes images », dit-elle. Cette couleur pervertie, solarisée, comme soumise à quelque chimie ou quelque filtre infra-rouge, installe une atmosphère, oriente nos perceptions et insensiblement révèle une autre réalité. 

De la nature qui semble dominer les rares traces du monde moderne, une vibration inconnue s’élève, renversant la hiérarchie que nous pensions instituée. Elle abolit la barrière du langage, qui nous séparait jusque-là du reste du vivant. Nous voici à nouveau tout petit dans le décor. Et peut-être que la forêt a des yeux, qu’elle nous regarde, calme et mystérieuse, maternelle et inquiétante, nous invitant à retisser un lien perdu, ce lien des temps anciens qui est aussi le privilège éphémère de l’enfance, et que bien des années plus tard, le temps d’un instant, nous pourrions saisir à nouveau. 

Frédérique-Anne Oudin, Karolina Orzelek. Un réalisme magique
ARTENSION n°150, juillet-août 2018

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